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Sorcier ou... sourcier ?

Détection

Il n'y a personne, évidemment, qui n'ait entendu parler de la baguette des sourciers Mais qui les a vus opérer ? Qui croit à leur pouvoir en présence des échecs fréquents de leurs expériences ? Comment admettre raisonnablement qu'il y ait une base sérieuse, naturelle, différente du hasard, à cette prétendue science ?

La vie scientifique

Tout le monde a lu dans un journal, un jour où l'autre, que de nouveaux champs d'or, des mines de diamant, du fer, etc..., des gisements de pétrole, etc..., ont été "détectés au pendule".

Mais tout le monde n'a pas compris le sens de cette expression, faute d'avoir vu travailler les opérateurs. Il y a trente-six sortes de pendules. Celui dont nous nous servons est un cylindre en bois de cinq centimètres de diamètre sur quatre de hauteur, terminé à sa partie supérieure par un épaulement d'un centimètre d'épaisseur et dont le diamètre est de six centimètres, de sorte qu'il déborde de cinq millimètres la section inférieure du cylindre. Il est supporté par quatre fils de mèche de fouet, longs de vingt deux centimètres. Ces quatre fils sont réunis à un centimètre de leur extrémité supérieure par une pastille de cire à modeler et à dix centimètres de là par une deuxième pastille intermédiaire. Enfin, ils sont soudés au disque de bois dont ils traversent la tablette supérieure par quatre cachets de même cire. Il est, en effet, indispensable qu'aucun nœud ne s'interpose entre l'une et l'autre de leurs extrémités, car alors rien ne va plus. Bizarre ! Phénoménal ! Idiot ! Soit... mais réel.

Ceci préparé, prenez la pastille la plus éloignée du disque. Placez-la dans le creux de la main droite, rabattez dessus, pour la maintenir, le médius et l'annulaire laissez sortir les quatre brins de suspension entre le pouce et l'index qui viennent se placer naturellement sur la pastille intermédiaire, retournez la paume de la main ainsi fermée vers la terre. Vous êtes dans la position requise pour obtenir une détection.

Détection de quoi ? Demanderez-vous. De tout ce qu'il vous plaira : Or, argent, pierres précieuses, pétrole, terres radio-actives, eau, lait, sang, homme, femme, individualisés si vous le désirez, animaux de toute espèce, terrestres, aquatiques, aériens, à votre choix... Instruments divers construits de main d'homme, machines à vapeur, explosifs cachés, voiliers, navires en mer, etc...

Il n'y a d'autre limite aux possibilités "radiesthésiques" que l'étendue du pouvoir qui vous a été donné ou non par la nature.

Êtes-vous ou n'êtes-vous pas radiesthésique ? That is the question. Il est très facile de vous en assurer.

Vous prenez, sous le petit doigt de la main droite, le seul qui n'est pas occupé dans la a position de détection un petit sou en nickel par exemple, et vous placez sur une table, devant vous, un autre sou en nickel. Si vous êtes radiesthésique, il suffit que vous approchiez le pendule à une vingtaine de centimètres du sou placé sur la table pour constater qu'il se met à osciller et ceci indépendamment de votre volonté et de toute impulsion consciente. Le pendule se met à battre parce que sa fonction, dans le problème qui nous occupe, est de vous indiquer que les deux pièces sont de même métal. Remplacez la pièce qui est sur la table par une pièce de dix sous, le pendule cessera de battre ou ne battra que si vous lui faites subir des mouvements dont vous aurez parfaitement conscience et qui n'auront aucun rapport de rythme ou d'amplitude avec la cadence inconsciente constatée précédemment. Rapportez votre nickel, le pendule partira de nouveau de lui-même. Prenez sous votre petit doigt deux sous en nickel, mettez sur la table un décime en bronze; attachez votre esprit à l'idée de chercher deux sous et non une pièce de métal, le pendule va battre, mais, cette fois, il ne détecte plus du nickel ou du bronze, il détecte une pièce de monnaie valant deux sous.

Il y a plus. L'individu radiesthésique peut transmettre son pouvoir à une main reconnue inapte. Il lui suffit pour cela d'appuyer le pouce droit sur la veine du pouce droit d'un opérateur Incapable. Le pendule se met à battre. Les chicanes vont commencer. Pour la première opération décrite on nous objecte Le pendule bat, c'est exact on vous croit de bonne foi, mais c'est votre volonté, par mouvements inconscients, qui actionne le pendule.

Objets cachés

Et alors ? C'est fort possible. Mais quid ? des objets cachés découverts par ce procédé ? Corsons l'expérience. Mettons l'opérateur à la porte. Plaçons le sou en nickel sous un tapis de table ou de plancher. Rappelons l'opérateur dans la chambre : Il s'adosse à l'un des murs, détermine la direction du plan d'oscillation du pendule, la fait noter à l'aide d'une canne, d'un mètre, d'un manche à balai, d'un bout de ficelle. Il se place alors contre le mur perpendiculaire au premier, recommence sa recherche, détermine une nouvelle direction. Au point d'intersection des deux lignes, il approche son pendule et découvre la pièce invisible, cachée sous le tapis. Même constatation avec un objet quelconque, bague ou autre, en prenant comme détecteur dans la main droite, métal ou pierre de même nature. On découvre l'objet cherché, ce qui, entre parenthèses, commence à devenir intéressant si au lieu d'être caché, il a été perdu.

Si la volonté agit sur le pendule, c'est que la volonté est en relations avec l'intelligence et que celle-ci possède des moyens de connaissance qu'on a oublié d'étudier dans les traités-de psychologie, et voilà tout.

Hypothèse d'une action à distance dans la deuxième expérience décrite ? Mouvements inconscients se propageant de la main de l'opérateur radiesthésique à l'inapte ? Soit !... Mais alors, comment expliquer le fait suivant ?

Les deux opérateurs, le radiesihésique et l'inapte, s'écartent à un mètre de distance l'un de l'autre, réunis seulement par une chaîne de cuivre qui va de la main droite de l'un à celle de l'autre. La chaîne est molle, sans aucune traction, et complètement immobile. Le pendule est immobile. Vous avancez doucement la main le long de la chaîne, en cherchant une "longueur d'accord". Tout à coup, le pendule se met à battre. Au delà de ce point, il ne bat plus. Où sont les mouvements inconscients ? Passons.

Reprenons de plus haut nos expériences. Voici un Individu radiesthésique qui vous annonce un tas de choses. Il peut arriver qu'il se trompe. Incontestablement, il est des jours où les meilleurs opérateurs sont "incapables". Ils se sentent nerveux alors que l'on doit être d'un tempérament calme et très maître de soi pour opérer au pendule. Rien ne va ce jour-là les renseignements obtenus sont tantôt bons, tantôt mauvais. Le pendule part sur de fausses pistes. En général, s'il peut s'analyser, l'opérateur s'accorde à reconnaître qu'il a "cherché à savoir" au lieu de laisser le pendule opérer seul. Question de nuance dans l'effort volontaire. Les critiques, ce jour-là, ont beau jeu. Hasard ! Loi des grands nombres... Calcul des probabilités... Voilà l'explication trouvée...

Elle est un peu simpliste pour rendre compte des cas que voici.

Profondeur de l'eau

Étant à bord de la S. J., en mal 1930, nous étions en train de déterminer au pendule la profondeur d'eau sous le navire. Le lieutenant C., qui se montrait radiesthésique, ayant pris l'appareil afin d'essayer, pour la première fois de sa vie, ce genre de recherches, n'ayant aucune connaissance du nombre que nous venions de trouver, annonce 64 mètres d'eau. Personnellement, cinq minutes avant, nous avions eu 63 mètres. Comme on sondait à ce moment tous les quarts d'heure et que les fonds étaient assez réguliers, il était facile de vérifier au livre de loch l'exactitude de ces résultats. La dernière sonde inscrite, au moment même où nous opérions dans le carré, était 64 mètres. Loi des grands nombres, évidemment, et concordance, grâce au hasard, de trois observateurs, deux au pendule, un à la sonde sans communication entre eux !... Autre exemple entre cent : A Saint-Pierre, le 7 mai, au mouillage en rade, ignorant la position du navire, l'état de la marée, nous cherchons au pendule la hauteur d'eau. Le pendule donne 11 m. 60. La sonde, un instant après, accuse 12 mètres, etc...

Que peut-on découvrir au pendule ? Beaucoup de choses. Au hasard sur notre carnet :

11 avril, 16 heures. Le pendule indique gisement maximum de la morue, latitude 44°30' et 182° relèvement du Cap Race (longitude 53°10). Point déterminé par recherche sur carte, avec un fragment de nageoire comme détecteur. Les renseignements obtenus d'un chalutier au travail au moment de notre arrivée au banc nous entraînent vers 43°40 et 52°. Avant de parvenir au point indiqué, on mouille le chalut par 43°55' et 52°. Le pendule essayé indique avant le trait qu'il n'y a pas de morue sur les lieux. Deux heures de trait; relevé le chalut : Quelques raies et balais, deux morues. Le pendule essayé en l'air indique toujours, comme direction du poisson, le Nord-Ouest, c'est-à-dire le relèvement du point indiqué plus haut. On décide de faire route à l'Ouest sur le Banquereau, à 18 h. 30.

12 avril, 8 heures du matin. Changement de route constaté. Pourquoi ? D'où vient ce changement de programme ? Où va-t-on ?

Nouvelles parvenues à bord pendant notre sommeil. Un chalutier a signalé par T. S. F. forte pêche de grosse morue pendant la nuit par 44°30 et 181° de Cap Race. Cette fois, nous faisons route sur le point signalé. Etc... Loi des grands nombres !

Ct Beaugé

L’Ouest-Éclair, 8 jullet 1930

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